» Elle voit l’évidence, et c’est pourquoi elle est folle. »

Le Cardinal d’Espagne de Montherlant

-  » Y’ a – t – il besoin d’affecter lorsqu’on est naturellement un personnage extraordinaire ?  »

-  » On a le ton tranchant quand l’âme ne soutient plus la voix. »

-  » Quelquefois elle est comme une bête, et puis soudain, sur elle, il passe un reflet de royauté. »

-  » Ce qui devrait me faire plaisir ne me fait pas plaisir, mais ce qui devrait me faire de la peine m’en fait. »

-  » Je ne souffre pas des hommes qui m’insultent, je souffre des hommes qui m’indignent. »

-  » Bien des choses qui paraissent de grands problèmes n’en sont plus quand on a le nez dessus. »

- « Je veux vous soutenir contre votre part mauvaise, comme se doit de le faire quelqu’un qui vous aime. »

- « Vous n’avez pas à être ce que vous êtes, mais à être ce que vous devez être. »

-  » Chacun creuse sa tombe. »

-  » Une veuve ne recherche pas un autre soleil, quand son unique soleil s’est éteint pour toujours. »

-  » Tout est blessure, quand on est blessé. »

-  » Ce n’est pas ma mémoire qui est mauvaise, c’est mon indifférence qui est bonne. »

-  » Il est facile d’être pur quand on n’agit pas et qu’on ne voit personne. »

- « Je respire Dieu quand je suis dans le rien. »

- « J’ai préféré être ce que je suis. »

-  » Il m’arrive de demander conseil à des hommes de qui le visage, dans le même instant, crie qu’ils me trahissent. Le pouvoir, c’est cela. »

-  » La frivolité est dure comme de l’acier. »

-  » Elle n’existe que par sa douleur. »

-  » Elle annule l’univers avec son mépris. »

- « (..) ma part la plus profonde, celle que je n’ose pas regarder, parce qu’elle me fait trop envie. »

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La Princesse de Clèves

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 » Fantasme rétro dans le métro « 

 » Le métro, toujours le métro… Je marche d’un pas rapide dans ces longs couloirs délavés. Cette satanée douleur dans la poitrine, qui me lance. « Ce n’est rien», dit le médecin. « Vous avez mal quand j’appuie là ? » (demande-t-il en frôlant ma peau) Mais non, je n ai pas mal là, j ai mal à l’organe. Au coeur. Mais je dis «oui» car je veux que la douleur cesse. «Bon, si vous avez mal ici, c est que le coeur n est pas atteint». Mince, j ai loupé le coche. Dire qu’il aurait pu m’annoncer une maladie grave. Oui, je fais partie de ces idiots qui fantasment que leurs pires douleurs soient enfin reconnues par une maladie incurable… Mais non, je n ai rien. J ai payé 23 euros pour apprendre que je n’avais rien.
Alors, je marche, avec cette douleur dans la poitrine que je porte comme une fatalité. Et si je mourais aujourd’hui ? Quelqu’un regretterait-il de ne pas m’avoir assez connue ? De ne pas s’être suffisamment abreuvé de ma joie ? De ne pas avoir pansé mes blessures ? Tous les espoirs que j’ai frôlés, je les ai nourris, cultivés. Toutes les peines que j’ai croisées, je les ai inondées de ma tendresse. Ou de mon idéalisme méprisant. Maladroite, excessive, mais aimante. Incroyablement aimante. Pourquoi est-ce si inconcevable , et presque honteux, pour les gens ? Pourquoi ai – je l’impression de vivre entourée de spectres ? Alors, je marche, avec ces cicatrices qui me tirent le cœur. Je sens mon corps de plus en plus léger et la douleur de plus en plus grande. Je me concentre sur les publicités. Je prends un air détaché pour me donner du courage. Je simule le bonheur à défaut de l’éprouver. La douleur devient poignante. Je n arrive plus à respirer. Ça va passer. Continue à marcher. Je vois tout s éclaircir autour de moi, j’ai l’impression que tout le monde me sourit, mais je ne sens plus mon corps. Et j ai mal au coeur. Un dernier fourmillement aux mains … Et je m’écroule.
Mon corps est au sol. Un enfant pleure, et les gens s’avancent d’un pas hésitant. Que faire ? La ramasser ? Appeler les pompiers ? Les gens commencent à encercler mon corps. Comme un nuage, ma conscience flotte dans les airs et je vois toute la scène de haut. Tous ces gens qui se bousculent, pour voir… et ceux qui longent les murs. D’un pas pressé. Pressant. Tiens, j’en vois un, le bonnet enfoncé jusqu’aux yeux. L écharpe remontée jusqu’au nez. Quelques mèches de ses cheveux s’échappent de ce fourbi laineux. Je reconnais cette allure. C est lui. C est lui ! L’ homme auquel j’aurai aimé faire le plus sincère de tous mes aveux, auquel j’aurai offert mon dernier  » je t aime  » avant de mourir. Il esquive la flopée de badauds et se dirige, d’un pas fuyant mais qui se veut détaché, vers sa rame de métro. Il jette un coup d’œil furtif au corps. Un temps. Il s arrête et se retourne lentement vers moi. Ses yeux percent la foule et se posent directement sur mon visage. Il me reconnaît.
D’un coup, sa mâchoire, verrouillée depuis trop longtemps, se relâche. Il s’accroche à son voisin qui, se croyant agressé, lui donne un coup de coude. Il tangue. Il ne sent plus ses pieds. Il vacille. Il a froid. Puis chaud. Puis les deux en même temps. A ce moment, une force surhumaine l’emplit, des pieds à la tête, une de ces forces célestes puisées au coeur de la terre. Il se déracine du sol, se jette sur mon corps, prends mon poult, essaie de me redonner la vie. Méticuleusement. Mais il demeure impuissant. Impuissant. Un immense sentiment de rage l’envahit alors. Il grogne, il bave, il respire fort et vite. Tout individu qui tente de l’approcher se trouve propulsé 3 mètres plus loin. Il hurle. Les gens s’écartent. Ils comprennent qu’ils ne peuvent pas comprendre. Ses yeux se posent à nouveau sur mon visage. D’une infinie douceur, il caresse ma joue. Mon front. Mon menton. Le tour de mon visage. Il effleure mes lèvres. Un temps. Il les regarde. Puis il se penche et m’embrasse. Il éprouve une telle tendresse mêlée à tant de détresse qu’il jette des regards hagards tout autour de lui. Il cherche un point d’accroche près de lui. En lui. Mais rien. Plus rien ne le retient ici. Il veut mourir. Il décide alors de bloquer sa respiration. Et il attend. Il attend de s’étouffer. Il suffoque, il rougit, il gesticule, les gens veulent l’aider mais il se débat et les propulse toujours plus loin. Et continue d’arrêter de respirer. Les veines de son front apparaissent, les vaisseaux de ses yeux explosent, ses lèvres se dessèchent. Il sent son pouls toujours plus fort battant dans ses tempes. Une douleur immense inonde ses poumons. Il commence à sentir sa mort arriver, se tourne vers mon corps, sourit, ses yeux se révulsent et il s’écroule.
Aucun témoin ne reportera cette histoire. Suite à cette scène, chacun rentra chez soi. Silencieux. Ou parti exprimer son amour à un être d’exception. Et moi, du haut des airs, je contemple la mort de nos deux corps abîmés, et je sens en moi chacune de mes cicatrices qui se referment. Mon âme sauvée, désormais unie à jamais à celui qui m’a guérie, s’envole alors sereinement vers l’éternel recommencement.  »

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