Le pouvoir de l’inconscient collectif

Avant de disparaître, j’aimerais avoir le temps d’analyser le pouvoir de l’inconscient collectif dans la gestion de nos existences (puis, plus spécifiquement, la place que prend la mémoire collective dans les domaines de la création).

Je sens parfois que « quelque chose » de très intelligent me guide – au-delà de ma volonté, pendant que ma conscience agit sur ma raison qui croit contrôler mes actes.

Je souhaiterais pouvoir accéder à cette intelligence suprême plus régulièrement, lui accorder une place dans mon quotidien et accepter sa suprématie plutôt que de ne l’effleurer que trop rarement en voulant la combattre ou l’égaler.

Je veux saisir l’insaisissable.

Notre intelligence nous fourvoie – en permanence. Nous ne pouvons lutter contre ce « quelque chose », ces rouages incessants qui vrombissent en nous depuis la nuit des temps, qui outrepassent nos meilleurs raisonnements conscients, qui surplombent des siècles d’instruction, qui fonctionnent sans raisonnement ni effort conscient …
Je n’ai plus envie de lutter contre cette déité qui réside en moi.
Je ne veux plus ramener les éléments naturels et spirituels inlassablement à l’échelle de l’homme, à des raisonnements et des mécanismes créés par l’homme pour l’homme.

Je crois que je suis désormais contre la notion de libre arbitre.

Il faut bondir, voler, tournoyer, rebondir. Il faut observer, sentir, collecter, trier.
Mais en aucun cas, diriger nos existences. Nous n’avons pas ce pouvoir, c’est un leurre.

Laisser le grand Tout agir, lui faire confiance.

Mais s’offrir, se rendre disponible, ouvert, surveiller que rien ne se cloisonne ni ne s’étiole.

Ne pas se méprendre.

Il ne s’agit pas ici de laisser-aller, de laisser mourir ou ternir le Beau.
Non, au contraire. C’est prendre soin du Beau, en permanence.
Le chérir, l’aimer, en faire son amant pour l’éternité.

Plus concrètement, c’est comme si nous devions utiliser une machine dont nous ignorons le mode d’emploi et les limites effectives… nous serions obligés d’agir instinctivement, dans le respect et l’humilité, ignorants face au grand Tout.

Et avoir conscience que toute forme de maitrise – quelle qu’elle soit – n’est qu’un jeu. Nous ne sommes rien. Mais l’homme s’ennuie et redoute sa mort. Et souvent s’abandonne à la frivolité de ses ambitions en luttant désespérément contre les autres afin d’échapper aux éternelles questions du genre humain.

Depuis petite, je ressens fortement la présence de cette conscience en moi, et une indifférence profonde à l’égard de la vie « réelle ». Pendant mon adolescence, à chaque fois que je me regardais dans le miroir, je voyais un tas d’ossements. Je voyais ma peau qui allait décrépir, une sorte de cadavre ambulant qui allait s’effriter et s’envoler dans l’infiniment grand et l’infiniment petit.

Je croyais que j’étais folle.

Mais, en réalité, c’est le monde autour de moi qui est fou.

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