Le Livre des Coïncidences

« Il existe un moyen de regagner la joie et l’enthousiasme d’un potentiel infini.

Tout ce qu’il faut pour cela est une compréhension de la véritable nature de la réalité,

le désir de reconnaître l’interconnexion et l’inséparabilité de toute chose. »

Le Livre des Coïncidences – Deepak Chopra

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Je traverse en ce moment une période assez surprenante de ma vie où tout semble se mettre en parfaite corrélation autour de moi.

Intriguée par ce phénomène dit de « synchronicité » qui m’accompagne jour après jour – depuis plusieurs semaines déjà -

j’ai eu envie d’étudier la question ; c’est ainsi que j’ai découvert  »Le Livre des Coïncidences » de Deepak Chopra .

Peu importe l’avis négatif qu’ont certains sur son travail, je suis disposée à écouter sur un même pied d’égalité le point de vue d’un prix nobel comme celui d’un criminel.

Par ailleurs, plus les années passent et plus il m’est difficile d’émettre une opinion globale et indélogeable sur une personne ou sur son oeuvre car je ne supporte pas qu’on le fasse avec moi.

J’accepte volontiers d’adhérer à certains passages de son livre et d’en négliger d’autres, j’ai confiance au fait que ce qui doit faire écho fera écho et le reste suivra tranquillement son chemin. Je souffre d’entendre parfois les gens émettre certaines opinions comme si elles étaient des vérités immuables et j’essaie d’appliquer à moi-même ce que je ne peux infliger aux autres, c’est à dire de ne pas avoir nécessairement d’opinion sur tout et d’essayer ainsi de rester ouverte à l’expérience et de laisser transparaître une vérité un peu plus transcendantale que la houle et l’écume de ma pensée quotidienne.

La vie est un mystère absolu et tandis que je vois autour de moi les gens vieillir et se raidir dans des convictions ou du scepticisme,

je me sens au contraire de plus en plus ouverte et ébahie face à ce mystère qui m’entoure et qui m’habite.

La vie est un immense terrain d expérimentation. Je suis mon propre cobaye et j’observe tous les jours, inlassablement, ce qui m’échappe.

Je puise dans tout ce que je peux pour essayer de percer le mystère de la vie, de l’humain, mais parfois j’observe le simple fait d’être. Et d’appartenir à ce Tout.

Ce sont ces allers-retours entre le compréhensible et l’incompréhensible, le palpable et l’impalpable qui me permettent parfois de me glisser

au delà du principe de dualité dont nous sommes si friands. Et qui est pourtant si destructeur pour l’humanité.

Depuis toujours, la justice et la vérité sont une obsession chez moi. En ce qui concerne la justice, bien que la colère me monte très rapidement face à une situation qui me semble injuste,

et qu’il m’est arrivé de nombreuses fois de plonger dans un désarroi absolu face la cruauté de certaines situations, j’ai compris que je ne pouvais malheureusement pas grand chose à cela,

hormis le fait de ne pas créer de drames inutiles ou de ne pas prolonger une expérience difficiles en un souvenir douloureux.

Quand à ma quête de la vérité, depuis que je me sens plus en accord avec mon être interieur – mes envies, mes contradictions, mes limites, mes rêves, mes absences, ma vibration,

ma présence au monde, ma voix, mon corps, mes fragilités, ma folie, ma sagesse – je continue d’essayer de comprendre ce qui nous relie les uns aux autres, ce qui nous dépasse et des éléments de réponses semblent me parvenir.

Après avoir connu des années d’errance à me sentir seule et incomprise, de ne pas voir la lumière au bout du tunnel, je réalise que cette lumière était toujours là et que cette lumière est aussi la pénombre et que nous sommes tous cette lumière et cette pénombre. Or nous vivons inlassablement dans un monde divisé qui nous morcèle, je parle de celui que nous avons créé, et qui nous tire vers la gravité, l’ennui ou le « vide ». Comprendre le monde réel (non pas l’illusion dans laquelle nous vivons mais le monde tel qu’il est) me demande certes de l’analyse, de la réflexion, mais surtout du lâcher prise, du recul sur ce que j’ai toujours connu, sur ce qui m’a toujours été inculqué. Je me dois d’effectuer un nettoyage interieur régulier de mon intellect afin qu’il ne pollue pas la pureté du processus d’observation et d’expérimentation par des interprétations désuètes.

Mais j’ai une chance inouïe, celle d’avoir une conscience aiguisée. Depuis mon plus jeune âge, je sens que quelque chose est, sans que j’ai à faire quoi que ce soit.

Mais voilà, lorsque l’on est enfant et que l’on constate que notre compréhension du monde n’a rien à voir avec ce qui est vécu par l’entourage, le premier réflexe est de se dire qu’on est fou – ou bête. Or aujourd’hui, ce que j’étais enfant « sans faire exprès » reviens en très grande force balayer des années de travail à essayer de me cacher, de me déguiser en tel ou tel personnage social, en telle ou telle image de la femme, en telle ou telle image de l’humain (ex : je suis une intellos, je suis une femme enfant, je suis une fille de bourgeois, etc …).

Une sorte de simplicité et de franchise vient s’emparer de mon rapport intime entre moi et moi, je ne sens plus de jugement ni de scission à l’intérieur de moi

et lorsque je l’éprouve, je peux enfin déterminer à quel point cette scission est le fruit de mon imagination et du jugement dans lequel nous baignons malgré nous en permanence.

Ce monde que nous avons créé et qui peut parfois rendre fou et malhonnête vis à vis de notre Dieu intérieur, nous devons apprendre à en faire partie sans le faire nôtre.

En abordant « Le Livre des Coïncidences » de Deepak Chopra, je craignais encore une interprétation erronée du monde, ces schémas habituels de grands penseurs un peu incompréhensibles

ou tellement limpides qu’ils sont tombés dans une forme de vulgarisation et résolution simpliste de nos éternelles interrogations.

Car comment parler d’une vérité qui n’est pas saisissable, verbalisable, quantifiable, qui ne peut même pas être située entre l’infiniment grand et l’infiniment petit ?

Je conçois que certains scientifiques ne supportent pas la vulgarisation de leurs travail, étant donné que l’on aborde des sujets tels que la physique quantique

et que l’on envisage l’espace temps au delà de sa vision habituelle tridimensionnelle ; cet éternel conflit entre rendre le raisonnement  accessible à tous mais vulgariser le propos

ou tenir un discours opaque et avoir le sentiment que seule une élite cultivée peut comprendre et que donc cela fait sens… De ma petite expérience, les gens les plus intelligents et incroyables que j’ai rencontrés étaient limpides dans leurs discours mais mystérieux ; ouverts, accessibles mais insaisissables.

Et ils communiquaient ce mystère au delà des mots, dans leurs yeux, leur sourire, leur respiration.

Je trouve dommage qu’il existe encore une telle scission entre la Spiritualité et la Science.

Il est pourtant évident que nous réfléchissons tous sur les mêmes sujets de fonds, il serait temps de nous prendre la main pour aller plus loin.

Sans rappeler que les grands penseurs d’autrefois avaient justement plusieurs cordes à leur arcs afin d’être plus à même de cerner le mystère de la vie.

Fort heureusement un phénomène de mode aujourd’hui favorise l’échange entre les scientifiques, les artistes, les sportifs et les grands penseurs.

Ceux qui cherchent des réponses par l’instinct et le corps de façon empirique peuvent désormais échanger avec ceux qui élaborent des théories par le biais de leur esprit et de leur imagination. Les médecins travaillent de pair avec les magnétiseurs dans la guérison du cancer, les scientifiques étudient les fréquences musicales avec l’aide des artistes, etc… Certains diront qu’une vulgarisation de ces sujets complexes rend l’échange inutile ou erroné du fait qu’il y a un discours biaisé dès le début même de l’échange. Mais tout discours est biaisé puisque nous utilisons tous des mots pour nous exprimer et que nous en avons chacun une interprétation qui nous est propre et un degré de réactivité à certain d’entre eux qui n’est pas le même. Je ne peux donc pas être en accord avec cette critique (ou cette crainte) car j’observe dans le domaine de la création que le mystère qui nous échappe n’est pas loin de nous mais en nous, et que nous partageons tous un langage commun, au delà des mots. Ce langage commun peut être pressenti lorsque plusieurs grands penseurs / voyageurs communiquent entre eux, il faut simplement avoir l’intelligence de ne pas nous arrêter sur les termes employés qui sont – je le rappelle – de maigres supports comparativement à l’échange non verbal que nous avons tous les uns avec les autres.

Les mots cloisonnent, les mots emprisonnent, les mots figent et formatent nos esprits.

                     Ceci est un arbre.

Désormais, lorsque je vois un arbre je me dis « voici un arbre » mais que signifie « arbre » ? La sonorité du mot nous donne déjà une impression erronée de l’objet.

Et le fait de définir l’objet nous coupe de sa saveur ou de la vibration qui en émane. Et un arbre est – il similaire à un autre arbre ? Non, l’expérience est à chaque fois nouvelle.

Et même avec le même arbre l’expérience est nouvelle à chaque instant puisque tout est en mouvement tout le temps, je ne suis donc jamais face à la même expérience,

et mon corps change aussi à chaque seconde donc même si l’arbre restait inchangé, mon expérience serait différente puisque je suis en évolution permanente

et que j’appartiens également à ce mouvement permanent de tout.

Il n y a que mon esprit qui cloisonne – et mon instinct de survie qui s’abrite inlassablement dans ce qu’il connaît. Dans ce qu’il croit connaitre.

Puisqu’à défaut de savoir nous ne pouvons que croire, autant croire à ce qui nous permet de créer un champ large d’expérimentation.

Mais voilà, cela peut être interprété de tant de façons différentes. Tout cela n’a aucun sens si l’expérience vécue n’est pas reliée à notre être profond.

Tant de gens vivent sans se sentir vivants. Tant de gens se retiennent de vivre. Tant de gens vivent en dehors du rythme naturel des choses, refusant l’arythmie.

Ne voyant pas l’incroyable rythme de l’univers derrière ce semblant d’arythmie.

Il y a quelque chose en moi qui observe et qui est porteur de vérité, depuis le début de ma quête.

Il y a quelque chose en moi qui vit, malgré moi. Je pourrais l’ignorer. Je l’ai déjà fait… Je peux vivre avec aussi. Décider de lui faire confiance.

Tout ce que je fais, tout ce que je m’empêche de faire – sans le prendre en considération – peut me mener à ma perte.

N’entends tu pas la petite voix en toi qui te dis  » Lâche, oublie, relâche, accepte, découvre, chante, danse, aime, vis. »

Le chemin intérieur est le seul qui importe.

C’est une obsession que j’ai depuis toujours.

Tout ce qui ne sort pas de ma compréhension charnelle et spirituelle du monde ne m’intéresse pas;

Une théorie m’intéresse si je la lis après l’avoir expérimentée dans ma vie.

Mais je ne peux en aucun cas adhérer à quelque chose de conceptuel puis le faire mien.

Ou bien je le fais par jeu. Ou parce que je me suis abandonnée. Ou bien parce qu’il faut passer par là pour relâcher ensuite. Je pense à la théorie musicale.

Mais au fond, il y a ce guide qui est là et plus je lui fais confiance plus ma vie semble prendre une tournure qui m’échappe mais qui me rend heureuse.

Et les synchronicités s’enchaînent les unes après les autres. Et j’appartiens à ce miracle quotidien, sans aucun effort.

Le rapport à la tristesse aussi à évolué. Je ne retiens plus. Je suis triste, je pleure. Je veux mourir, je le crie aux nuages.

Puis je reviens dans un état de quiétude assez rapidement. Car finalement j’avais simplement besoin de crier, de m’exprimer, d’accepter le nuage qui me traversait.

Il est difficile de concevoir nos paradoxes, encore plus de concevoir ceux qui constituent la sève de notre existence.

Dans ma quête de vérité, je me suis vite retrouvée prisonnière de schémas. Et je croyais être en dehors alors que j’était en plein dedans.

Peut être que même aujourd’hui – à l instant où je vous parle – je crois que je suis en dehors alors que je suis dedans – ou à côté.

La liberté n’est pas de faire ce que je veux quand je le veux. La sagesse n’est pas de se couper du monde.

La contemplation n’est en aucun cas une forme de passivité. L’action n’est pas nécessairement de l’expérimentation.

La générosité  ne signifie pas  de tout donner. L’intelligence n’est pas d’être cultivé ou intellectuellement irréprochable.

Dieu que je m’ennuie face à un esprit qui semble avoir fait le tour de lui même et qui s’en satisfait.

Pour être honnête, cela m’attire dans un premier temps. Le fantasme d’avoir tout saisi, tout compris.

Cela rassure la petite fille insécure qui est en moi et qui toque parfois au carreau de ma fenêtre intérieure « hey je suis là, rassure moi.  »

Puis cela m’ennuie. Car je sais que la vie est bien plus vaste. Vaste et si proche de moi, en moi, autour de moi. Et ce qui est rassurant est bien plus grand,

bien plus enveloppant que nos maigres repères élaborés. Malgré le fait qu’on ne puisse pas le verbaliser. C’est ainsi que j’imagine le vrai Amour.

Parfois,  je me sens en connexion avec monde entier,  je me sens pleine, entière, rassasiée. Et si proche de tout et de tout le monde.

Mon coeur est inondé et je me sens comme étant la soeur de tous les humains, animaux, végétaux, objets en plastiques en bois ou en papier, je ne fais qu’un avec l’air , la mer, la pluie…

Puis je retourne à mes pensées. Ou à mon absence de pensée. Je noie mon esprit dans des sujets de pacotilles. Je lui fais croire qu’il réfléchit.

Mais en réalité je frôle le mystère de la vie à chaque seconde de mon existence.

Je vis cela comme une bénédiction, jour après jour, et même si parfois il m’arrive encore de vouloir disparaître et ne plus appartenir à ce monde malade car scindé de toutes parts,

je reviens doucement à moi, à cette quiétude intérieure et je retrouve ma route, je continue d’arpenter mon chemin.

Depuis que j’ai arrêté de me considérer comme un être unilatéral, je vis chaque instant de ma vie comme un extraordinaire voyage.

J’habite depuis 12 ans dans le même appartement et pourtant c’est un des lieux dans lequel j ai l’impression d’avoir le plus voyagé de toute ma vie.

Ma demeure intérieure est précieuse. Je la chéris. Et si parfois je me sens vide ou seule, c est parce que mes yeux sont bandés. L’amour est là. Partout.

J’aime sans réfléchir et sans plus exiger de retour.

Alors que faire quand mon coeur me pousse vers une personne et que mon esprit me dit « c’est lui, c’est l’homme de ta vie », suis-je encore dans un leurre ?

Ou existe-t-il réellement des âmes auxquelles nous sommes connectés à tout jamais ?

Je voudrais partir au bord de l’océan, m’asseoir et regarder les vagues par milliers naître et mourir à mes pieds.

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« Il n ‘y a vraiment aucune frontière entre nous-mêmes et tout le reste du monde. »

 

 

 

 

Je vais vous dire une chose étrange. Lorsqu’une personne autour de moi disparaît, je me sens plus proche d’elle que lorsqu’elle est vivante.

De notre vivant, nous avons nos objectifs, nos impératifs, nous sommes divisés en mille morceaux et nous scindons notre rapport aux autres.

Lorsqu’une âme est libérée de cela, je la sens plus proche de moi.

 

 


Archives pour la catégorie CULTURE

« La pensée est plus riche quand elle est humaine, c’est-à-dire ambiguë »

Entretien avec Jeanne Hersch

 » Elle voit l’évidence, et c’est pourquoi elle est folle. »

Le Cardinal d’Espagne de Montherlant

-  » Y’ a – t – il besoin d’affecter lorsqu’on est naturellement un personnage extraordinaire ?  »

-  » On a le ton tranchant quand l’âme ne soutient plus la voix. »

-  » Quelquefois elle est comme une bête, et puis soudain, sur elle, il passe un reflet de royauté. »

-  » Ce qui devrait me faire plaisir ne me fait pas plaisir, mais ce qui devrait me faire de la peine m’en fait. »

-  » Je ne souffre pas des hommes qui m’insultent, je souffre des hommes qui m’indignent. »

-  » Bien des choses qui paraissent de grands problèmes n’en sont plus quand on a le nez dessus. »

- « Je veux vous soutenir contre votre part mauvaise, comme se doit de le faire quelqu’un qui vous aime. »

- « Vous n’avez pas à être ce que vous êtes, mais à être ce que vous devez être. »

-  » Chacun creuse sa tombe. »

-  » Une veuve ne recherche pas un autre soleil, quand son unique soleil s’est éteint pour toujours. »

-  » Tout est blessure, quand on est blessé. »

-  » Ce n’est pas ma mémoire qui est mauvaise, c’est mon indifférence qui est bonne. »

-  » Il est facile d’être pur quand on n’agit pas et qu’on ne voit personne. »

- « Je respire Dieu quand je suis dans le rien. »

- « J’ai préféré être ce que je suis. »

-  » Il m’arrive de demander conseil à des hommes de qui le visage, dans le même instant, crie qu’ils me trahissent. Le pouvoir, c’est cela. »

-  » La frivolité est dure comme de l’acier. »

-  » Elle n’existe que par sa douleur. »

-  » Elle annule l’univers avec son mépris. »

- « (..) ma part la plus profonde, celle que je n’ose pas regarder, parce qu’elle me fait trop envie. »

 » L’individualité est donnée par l’existence. La personnalité est imposée par la société. » – Osho

« L’image que nous avons de nous-même ne vient pas de notre expérience directe mais de l’opinion des autres.
Une « personnalité » imposée de l’extérieur remplace l’individualité qui aurait pu croître de l’intérieur.
Le moment est venu d’agir pour vous libérer de ce que les autres vous ont conditionné à croire sur vous-même. Dansez, courez, prononcez des paroles sans queue ni tête, faites tout ce qui est nécessaire pour réveiller le lion qui dort en vous. »

 » Vous portez vos blessures. Du fait de votre ego, votre être tout entier est une blessure et vous la portez partout où vous allez. Personne ne cherche à vous blesser, personne n’est dans l’attente de vous faire du mal ; chacun est occupé à protéger ses propres blessures. Qui aurait assez d’énergie ? Mais cela arrive tout de même parce que vous êtes tellement prêt à être blessé, tellement prêt, dans l’attente des coups.
Vous ne pouvez pas toucher l’homme de Tao. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a personne pour être touché. Il n’y a aucune blessure. Il est sain guéri, entier. Le terme anglais « whole » – entier est très beau et le mot « heal » – guérir ainsi que le mot « holy » – saint ont la même racine, « whole ». L’homme de Tao est entier, sain et saint.
Soyez conscients de votre blessure. Ne l’aider pas à croître, laissez-la se guérir et elle ne sera guérie que lorsque vous irez à sa racine. Moins votre mental interviendra, plus vite votre blessure guérira ; sans mental, pas de blessure. Vivez une vie sans tête. Allez et acceptez les choses comme elles sont.
Pendant vingt-quatre heures seulement, essayez – une acceptation totale, quoi qu’il arrive. Quelqu’un vous insulte, acceptez le, ne réagissez pas et voyez ce qui se passe. Soudain vous éprouverez un flot de vitalité que vous n’aviez jamais ressentie auparavant. »

Osho The Empty Boat Chapter 10

 

Gautama Bouddha :  » Soyez votre propre lumière « 

Trouver la lumière qui émane de notre interieur. Ne pas attendre que quiconque vienne tourner l’interrupteur.

On ne trouve aucune joie durable à la déresponsabilisation.

Tout en sachant que mon Moi n’est autre qu’un puzzle géant de bribes d’êtres croisés sur ma route.

En étant dans la recherche de la singularité, et en restant dans l’acceptation d’un mal et d’un bien en chaque chose, comment peut on admettre d’être Unique sans se croire également Tout ?

 » Si vous avez découvert votre vérité au fond de vous-même, il n’y a alors rien d’autre à découvrir dans toute cette existence. La vérité se manifeste à travers vous. Lorsque vous ouvrez vos yeux, c’est la vérité qui ouvre ses yeux, lorsque vous fermez vos yeux, c’est la vérité qui ferme ses yeux.
C’est l’une des techniques de méditation les plus simple.
Lentement, lentement, tout se met en place avec cette formule simple, il n’y a alors plus besoin de la technique.
Lorsque vous êtes guéri, vous jetez la méditation, vous jetez le médicament. Vous vivez alors en tant que vérité ; vivant, irradiant, contenté, béat, un chant à vous-même. Votre vie tout entière devient une prière sans aucun mot ou mieux de dire, un état de prière, une grâce, une beauté qui n’appartient pas à notre monde terrestre, un rayon de lumière venant de l’au-delà et pénètrant les ténèbres de notre monde. »Le Zen dit que si vous lâchez le savoir – et dans le savoir tout est inclus, votre nom, votre identité, tout, parce que cela vous a été donné par les autres – si vous lâchez tout ce qui vous a été donné par les autres, vous aurez une qualité d’être totalement différente – l’innocence.

Osho The Great Zen Master Ta Hui Chapter 23

 » Regardez autour de vous, tout est nécessaire et tout a sa place. C’est une uni-té organique, personne n’est plus haut et personne n’est plus bas, personne n’est supérieur, personne n’est inférieur. Tout le monde est incomparablement unique. »

Osho The Sun Rises in the Evening Chapter 4

La façon de découvrir qui vous êtes n’est pas de vous comparer à d’autres,
mais de regarder en vous pour voir si vous réalisez votre propre potentiel de la meilleure façon qu’il vous soit possible.

« Lorsque votre être intérieur s’ouvre, il fait d’abord l’expérience des deux directions, la hauteur, la profondeur. Puis peu à peu cette vision se stabilise, alors vous commencez à regarder autour de vous et à rayonner.

Lorsque nous sommes amenés à connaître, par expérience, que le noir et le difficile sont tout autant nécessaire que la lumière et le facile, alors nous commençons à avoir une perspective différente du monde.
En permettant à toutes les couleurs de la vie de nous pénétrer, nous devenons plus intégré. »

« Il y a deux sortes de créateurs dans le monde : l’un travaille avec les objets – un poète, un peintre, ils travaillent avec des objets, ils créent des choses ; l’autre sorte de créateur, le mystique, se crée lui-même. Il ne travaille pas avec des objets, il travaille avec le sujet ; il travaille sur lui-même, son propre être. Et il est le vrai créateur, le vrai poète car il fait de lui-même un chef d’œuvre. « 

Friedrich Nietzsche : « On commence à se méfier de personnes très intelligentes quand on les voit marquer de l’embarras. »

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——————————————-J’INGERE PUIS JE DIGERE PUIS JE DEGOBILLE : BON APPETIT ———————————————

« Ce qui me bouleverse, ce n’est pas que tu m’aies menti c’est que désormais je ne pourrais plus te croire. »

« La musique offre aux passions le moyen de jouir d’elle-même. »

« Maturité de l’homme : retrouver le sérieux qu’il mettait au jeu, étant enfant. »

« Nous avons l’art, afin de ne pas mourir de la vérité. »

« Il y a une exubérance de bonté qui ressemble à de la méchanceté. »

« Je serai sage, car cela me plaît « 

« La vanité d’autrui n’offense notre goût que lorsqu’elle choque notre propre vanité. »

« Cela, un grand homme ? Je n’aperçois en lui que le comédien de son propre idéal. »

« Sans la musique, la vie serait une erreur »

« Les poètes n’ont pas la pudeur de leurs aventures, ils les exploitent. »

« Il n’y a pas de phénomènes moraux, rien qu’une interprétation morale des phénomènes. »

« Qu’est-ce que l’originalité ? Voir quelque chose qui ne porte encore aucun nom, qui ne peut pas encore être nommé quoique tout le monde l’ait sous les yeux. »

« L’homme cherche un principe au nom duquel il puisse mépriser l’homme ; il invente un autre monde pour pouvoir calomnier et salir ce monde-ci ; en fait, il ne saisit jamais que le néant et fait de ce néant un « Dieu », une « vérité » appelés à juger et à condamner cette existence-ci. »

« La musique offre aux passions le moyen de jouir d’elle-même. »

« Hommage à Béatrix Dussane » – Archives INA

http://w0.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00019269 

 » Présentation de Lise ELINA.

Sur BT, elle retrace off la carrière théâtrale de Béatrix DUSSANE qui vient de disparaître.

Ses rôles au Théâtre Français.

Interview de Béatrix DUSSANE sur MOLIÈRE.

Ses interprétations de Madame Quinze et Madame Sans-Gêne en 1935.

Béatrix DUSSANE parle de RÉJANE qui avait de « l’abattage » dans le rôle de Madame Sans-Gêne.

En 1941, Béatrix DUSSANE devient sociétaire honoraire de la Comédie Française.

Elle écrit, donne des conférences, enseigne au Conservatoire, participe à des émissions de télévision.

Daniel GÉLIN, Sophie DESMARETS, qui ont été ses élèves et Jean Jacques GAUTIER font son éloge. « 

 

HITCHCOCK

http://www.dailymotion.com/video/x4erdo

Louis Jouvet – Entrée des artistes

http://www.dailymotion.com/video/x2cng9

Aldo le Rimeur – Georges Sand

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Travailler !… chanter ! faire des vers ! amuser le public ! lui donner mon cerveau pour livre, mon coeur pour clavier,

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afin qu’il en joue à son aise, et qu’il le jette après l’avoir épuisé en disant : Voici un mauvais livre, voici un mauvais instrument. Écrire ! écrire !… penser pour les autres… sentir pour les autres… abominable prostitution de l’âme ! Oh ! métier, métier, gagne-pain, servilité, humiliation ! – Que faire ? – Écrire ? sur quoi ? – Je n’ai rien dans le cerveau, tout est dans mon coeur, et il faut que je te donne mon coeur à manger pour un morceau de pain ! public grossier, bête féroce, amateur de tortures, buveur d’encre et de larmes ! – Je n’ai dans l’âme que ma douleur ; il faut que je te repaisse de ma douleur ! Et tu en riras peut-être ! Si mon luth mouillé et détendu par mes pleurs rend quelque son faible, tu diras que toutes mes cordes sont fausses, que je n’ai rien de vrai, que je ne sens pas mon mal… Quand je sens la faim dévorer mes entrailles ! la faim, la souffrance des loups ! Et moi, homme d’intelligence et de réflexion, je n’ai même pas la gloire d’une plus noble souffrance !… Il faut que toutes les voix de l’âme se taisent devant le cri de l’estomac qui faiblit et qui brûle ! – Si elles s’éveillent dans le délire de mes nuits déplorables, ces souffrances plus poignantes, mais plus grandes, ces souffrances dont je ne rougirais pas si je pouvais les garder pour moi seul, il faut que je les recueille sur un album, comme des curiosités qui se peuvent mettre dans le commerce, et qu’un amateur peut acheter pour son cabinet. Il y a des boutiques où l’on vend des singes, des tortues, des squelettes d’homme et des peaux de serpent. L’âme d’un poète est une boutique où le public vient marchander toutes les formes du désespoir : celui-ci estime l’ambition déçue sous la forme d’une ode au dieu des vers ; celui-là s’affectionne pour l’amour trompé, rimé en élégie. Cet autre rit aux éclats d’une épigramme qui partit d’un sein rongé par

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la colère, d’une bouche amère de fiel. Pauvre poète ! chacun prend une pièce de ton vêtement, une fibre de ton corps, une goutte de ton sang, et quand chacun a essayé ton vêtement à sa taille, éprouvé la force de tes nerfs, analysé la qualité de ton sang, il te jette à terre avec quelques pièces de monnaie pour dédommagement de ses insultes, et il s’en va, se préférant à toi dans la sincérité de ses pensées insolentes et stupides. – Ô gloire du poète, laurier, immortalité promise, sympathie flatteuse, haillons de royauté, jouets d’enfants ! que vous cachez mal la nudité d’un mendiant couvert de plaies ! Ô méprisables ! méprisables entre tous les hommes, ceux qui, pouvant vivre d’un autre travail que celui-là, se font poètes pour le public ! misérables comédiens qui pourriez jouer le rôle d’hommes, et qui montez sur un tréteau pour faire rire et pleurer les désoeuvrés ! n’avez-vous pas la force de vivre en vous-mêmes, de souffrir sans qu’on vous plaigne, de prier sans qu’on vous regarde ? Il vous faut un auditoire pour admirer vos puériles grandeurs, pour compatir à vos douleurs vulgaires ! Celui qui est né fils de roi, d’histrion ou de bourreau suit forcément la vocation héréditaire ; il accomplit sa triste et honteuse destinée. S’il en triomphe, s’il s’élève seulement au niveau des hommes ordinaires, qu’il soit loué et encouragé ! Mais vous, grands seigneurs, hommes instruits, hommes robustes, vous avez la fortune pour vous rendre libres, la science pour vous occuper, des bras pour creuser la terre en cas de ruine, et vous vous faites écrivains ! et vous nous livrez les facultés débauchées de votre intelligence, vous cherchez la puissance morale dans l’épanchement ignoble de la publicité ! vous appelez la populace autour de vous, et vous vous mettez nus devant elle pour qu’elle vous juge, pour qu’elle vous examine et vous

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sache par coeur ! Oh ! lâche ! si vous êtes difforme, et si, pour obtenir la compassion, vous vous livrez au mépris ! lâche encore plus si vous êtes beau et si vous cherchez dans la foule l’approbation que vous ne devriez demander qu’à Dieu et à votre maîtresse… C’est ce que je disais l’autre jour au duc de Buckingham qui me consultait sur ses vers. – Et il a tellement goûté mon avis, qu’il m’a mis à la porte de chez lui, et m’a fait retirer la faible pension que m’accordait la reine, en mémoire des services de mon père dans l’armée… Aussi, maintenant plus que jamais, il faut rimer, pleurer, chanter… vendre mi pensée, mon amour, ma haine, ma religion, ma bravoure, et jusqu’à ma faim ! Tout cela peut servir de matière au vers alexandrin et de sujet au poème et au drame. Venez, venez, corbeaux avides de mon sang ! venez, vautours carnassiers ! Voici Aldo qui se meurt de fatigue, d’ennui, de besoin et de honte. Venez fouiller dans ses entrailles et savoir ce que l’homme peut souffrir : je vais vous l’apprendre, afin que vous me donniez de quoi dîner demain… Ô misère ! c’est-à-dire infamie ! – (Il s’assied devant une table.) Ah ! voici des stances à ma maîtresse !… J’ai vendu trois guinées une romance sur la reine Titania ; ceci vaut mieux, le public ne s’en apercevra guère… mais je puis le vendre trois guinées !… Le duc d’York m’a promis sa chaîne d’or si je lui faisais des vers pour sa maîtresse… Oui, lady Mathilde est brune, mince : ces vers-là pourraient avoir été faits pour elle ; elle a dix-huit ans, juste l’âge de Jane… Jane ! je vais vendre ton portrait, ton portrait écrit de ma main ; je vais trahir les mystères de ta beauté, révélée à moi seul, confiée à ma loyauté, à mon respect ; je vais raconter les voluptés dont tu m’as enivré et vendre le beau vêtement d’amour et de poésie que je t’avais fait, pour qu’il aille

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couvrir le sein d’une autre ! Ces éloges donnés à la sainte pureté de ton âme monteront comme une vaine fumée sur l’autel d’une divinité étrangère, et cette femme à qui j’aurai donné la rougeur de tes joues, la blancheur de tes mains ; cette vaine idole que j’aurai parée de ta brune chevelure et d’un diadème d’or ciselé par mon génie, cette femme qui lira sans pudeur à ses amants et à ses confidentes les stances qui furent écrites pour toi, c’est une effrontée, c’est la femelle d’un courtisan, c’est ce qu’on devrait appeler une courtisane ! – Non, je ne vendrai pas tes attraits et ta parure, ô ma Jane ! simple fille qui m’aimas pour mon amour, et qui ne sais pas même ce que c’est qu’un poète. Tu me t’es pas enorgueillie de mes louanges, tu n’as pas compris mes vers ; eh bien, je te les garderai. Un jour peut-être… dans le ciel, tu parleras la langue des dieux !… et tu me répondras… ma pauvre Jane !…

(L’horloge sonne minuit.)

Déjà minuit !… Et je n’ai rien fait encore, la fatigue m’accable déjà ! Cette nuit sera-t-elle perdue comme les autres ?… non, il ne le faut pas… Je ne puis différer davantage… Il ne me reste pas une guinée, et ma mère aura faim et froid demain, si je dors cette nuit… J’ai faim moi-même… et le froid me gagne… Ah ! je sens à peine ma plume entre mes doigts glacés… ma tête s’appesantit… Qu’ai-je donc ? – Je n’ai rien fait et je suis éreinté !… mes yeux sont troublés… Est-ce que j’aurais pleuré ?… ma barbe est humide… oui, voici des larmes sur les stances à Jane… J’ai pleuré tout à l’heure en songeant à elle… Je ne m’en étais pas aperçu. Ah ! tu as pleuré, misérable lâche ! tu t’es énervé à te raconter ta douleur, quand tu pouvais l’écrire et gagner le pain de ta mère ; et maintenant te voici épuisé comme une

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lampe vers le matin, te voici pâle comme la lune à son coucher… C’est la troisième nuit que tu emploies à marcher dans ta chambre, à tailler ta plume et à te frapper le front sur ces murs impitoyables ! Ô rage ! impuissance, agonie !

(Se levant.)

Mon courage, m’abandonnes-tu aussi, toi ? Mes amis m’ont tourné le dos, mon génie s’est couché paresseux et insensible à l’aiguillon de la volonté, ma vie elle-même a semblé me quitter, mon sang s’est arrêté dans mes veines, et la souffrance de mes nerfs contractés m’a arraché des cris. Tout cela est arrivé souvent, trop souvent ! Mais toi, ô courage ! ô orgueil ! fils de Dieu, père du génie, tu ne m’as jamais manqué encore. Tu as levé d’aussi lourds fardeaux, tu as traversé d’aussi horribles nuits, tu m’as retiré d’aussi noirs abîmes… Tu sais manier un fouet qui trouve encore du sang à faire couler de mes membres desséchés ; prends ton arme et fustige mes os paresseux, enfonce ton éperon dans mon flanc appauvri…

J’ai entendu gémir là-haut ! sur ma tête !… c’est ma mère !… Elle souffre, elle a froid peut-être. J’ai mis mon manteau sur elle pour la réchauffer. Il ne me reste plus rien… Ah ! mon pourpoint pour envelopper ses pieds.

(Il monte dans la soupente et revient en chemise et en grelottant.)

Froid maudit ! ciel de glace !

Cela se passe, je m’engourdis… si je pouvais composer quelque chose !… Une bonne moquerie sur l’hiver et les frileux. (Sa voix s’affaiblit.) Une satire sur les nez rouges… (Une pause.) Une épigramme sur le nez de l’archevêque qui est toujours violet après souper… (Une pause.) Une chanson,

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cela me réveillera ; si je viens à bout de rire, je suis sauvé… Ah ! le damné manteau de glace que minuit me colle sur les épaules !… rimons… charmante bise de décembre qui souffles sur mes tempes, inspire-moi… Monseigneur…

Monseigneur de Cantorbery…

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