Joli Printemps

Bonjour à toi, joli Printemps,
Qui, empli d’une douce innocence
Qui, du haut de ta belle ignorance,
T’éveille prématurément …

Quoi, les bourgeons à demi clos te semblent déjà mourants ?
L’herbe fraîche semble pâlir à l’approche du levant ?
Le front courbé sur la terre, tu devines ma question :
Pourquoi tout s’obstine à mourir avant la moindre éclosion ?

Sois bien venu dans mon époque, cher Printemps,
Dans la morte saison de l’humain égrotant
Qui, tous les jours, incessamment me fait horreur
En étouffant la candeur qui hurle en nos coeurs

Tous ces humains assoiffés d’immortalité
Qu’ils ne sont déjà plus, pauvres spectres errants …
Rampants à la surface de leur destinée
Ils ont, pour toujours, cessé de vivre l’instant

La grâce du moment broyée si promptement
Que les joies les plus pures s’évaporent dans le temps
Aux fin fonds de l’ azur, lequel pâlit d’effroi …
L’éternité prend la couleur du désarroi

Mon coeur à moi pourtant s’emporte tout autant
Avec douleur, mais il s’arrête puis reprend
Je fais mien ce doux combat contre le néant
Je sens tant de peine face aux hommes flottants …

Comment éveiller les esprits transis par la peur ?
Doit-on les gifler ou leur imposer le parfum d’une fleur ?
Espérer en silence que leur conscience s’éveille ?
Ou partir en guerre, jurant par monts et merveilles ?

Pourquoi freiner un pauvre galop qui s’élance ?
Pourquoi craindre la vie et toutes ses espérances ?
Où sont les énergies célestes insufflées à la naissance ?
Comment guérir un monde qui ne croit plus en sa chance ?

Que cette nuit noire annonce l’aube d’un jour éclatant.

 

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